Notre programme pour une industrie éolienne offshore belge forte

01/05/2026

L’instabilité au Moyen-Orient et les tensions relatives à l’approvisionnement de pétrole et de gaz montrent clairement que nous devons renforcer notre autonomie énergétique. En investissant dans la production propre d’électricité, nous nous prémunissons contre les bouleversements politiques, et nous protégeons nos citoyens face à l’inflation. Investir davantage dans l’éolien offshore est une bonne décision pour la Belgique, car il s’agit d’une énergie locale, sûre, durable et rentable.

L’énergie éolienne offshore belge est et reste incontournable

En investissant dans l’énergie éolienne offshore, nous sécurisons notre approvisionnement en énergie et réduisons notre dépendance aux importations de combustibles fossiles. Nous réduisons également nos frais en électricité. Nous stimulons notre économie. Et nous faisons un grand pas en avant en vue d’obtenir un système électrique plus vert et d’atteindre nos objectifs climatiques. L’énergie éolienne offshore est particulièrement rentable : une nouvelle éolienne offshore est capable de fournir de l’électricité à 16.000 ménages et est moins chère que la construction d’une nouvelle centrale à combustibles fossiles.

Malheureusement, plusieurs risques d’investissement freinent le développement ultérieur de ce secteur. Nous sommes confrontés à une inflation des coûts à cause de la guerre en Ukraine et de la crise énergétique qui s’en est suivi, de la hausse des coûts en capital, de l’incertitude relative à l’électrification et aux futurs besoins en électricité. Nous nous trouvons dans un cadre d’enchères risqué, constatons une baisse de la faisabilité commerciale des projets et faisons face à une diminution de la confiance des investisseurs, ainsi qu’à une pression financière accrue.

« L’Europe est à la traîne. Selon les objectifs initiaux, l’Europe aurait dû disposer de 120 GW de capacité éolienne offshore en 2030. À l’heure actuelle, l’Europe ne produit que 37 GW, et nous atteindrons au mieux 70 GW d’ici 2030. Ces obstacles y contribuent grandement. »

Bérénice Crabs, secrétaire générale de la Belgian Offshore Platform

La solution : réduire les risques d’investissement

Pour garantir une forte production éolienne offshore belge et atteindre la capacité éolienne offshore requise, nous devons éliminer les risques d’investissement. Pour y parvenir, nous misons sur un mécanisme d’enchères de type « contrat sur différence » (CfD) bilatéral, des échéances de mise en service échelonnées de manière uniforme, une réduction des obstacles à l’électrification et des réseaux en mer et sur terre rentables.

Contrats sur différence (CfD)

Grâce aux CfD, nous fournissons aux investisseurs des garanties à propos de leurs revenus, même en cas de fluctuation des prix du marché. Ils bénéficient ainsi de coûts de financement plus faibles et s’exposent à moins de risques. À l’occasion du Sommet de la mer du Nord, qui s’est tenu à Hambourg début 2026 entre neuf pays européens, un objectif de production de 300 GW d’énergie éolienne offshore a été défini pour 2050. Pour y parvenir, les gouvernements doivent s’engager à lancer des appels d’offres soutenus par un « contrat sur différence » (CfD) bilatéral. Ce dispositif permet de limiter les risques liés à l’investissement grâce à un prix de l’électricité garanti et de donner aux entrepreneurs les moyens de développer des parcs.

Mise en service cohérente

En échelonnant la mise en service des 100 GW de manière uniforme, nous renforçons la prévisibilité sur le marché. À cet égard, nous plaidons pour une mise en œuvre de 10 GW supplémentaires chaque année, associé à une planification transnationale et à une flexibilité suffisante en ce qui concerne les dates spécifiques de mise en service. Les pays pourront ainsi mieux collaborer, la chaîne d’approvisionnement fonctionnera de manière plus efficace et les investissements seront plus intéressants.

Élimination des obstacles à l’électrification

L’électrification de l’industrie belge fera grimper considérablement la consommation d’électricité. Si nous éliminons les obstacles à l’électrification, l’industrie pourra plus facilement effectuer la transition des combustibles fossiles vers l’électrique. Les collaborations constructives entre les producteurs d’énergie, les autorités et les entreprises, par le biais de contrats tripartites, jouent un rôle essentiel dans ce processus.

Réseaux en mer et sur terre rentables

En investissant de manière intelligente à la fois dans les réseaux en mer et sur terre, la Belgique pourra produire de l’énergie éolienne au coût le plus bas possible pour la société belge. L’énergie éolienne offshore présente à l’heure actuelle l’un des plus faibles coûts de production par unité d’électricité produite (LCOE ou levelised cost of electricity) par rapport aux autres méthodes concurrentes. Si nous voulons réduire au maximum les coûts de l’électricité pour le consommateur belge, nous devons dès lors miser pleinement sur cette source d’énergie.

Conclusion : moins d’obstacles, plus de capacité éolienne offshore en Belgique

Investir dans un secteur éolien offshore belge fort est essentiel pour produire suffisamment d’électricité à prix abordable. En limitant considérablement les risques et les obstacles actuels, nous pouvons garantir un climat d’investissement favorable qui encourage à la fois notre gouvernement, les fournisseurs d’énergie, les sociétés d’investissement et les banques à créer plus de production éolienne offshore.

À cet égard, nous exhortons le gouvernement à annoncer une nouvelle fois et à lancer l’appel d’offres pour la première parcelle de la Zone Princesse Élisabeth dès que possible, de préférence avant la fin du printemps 2026. Toute l’équipe de la BOP est fière de contribuer à ce projet !

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